La démarche

Démarche

Peindre moins ce qui se présente au regard que ce qui, dans la lumière, devient présence.

Le regard

Voir lentement.
Peindre ce qui demeure.

Je peins la présence, la lumière, la vie. La lumière est souvent mon point d’entrée : elle révèle un visage, traverse un paysage ou transforme un moment ordinaire en expérience sensible.

Je ne cherche ni à idéaliser ni à dramatiser. Je cherche une justesse — celle d’un regard tourné vers l’intérieur, d’un geste sans apprêt, d’une couleur qui porte silencieusement l’émotion.

Le portrait, la nature et le paysage procèdent pour moi d’une même attention. Peindre devient une façon de demeurer devant ce qui est vivant assez longtemps pour en transmettre quelque chose de vrai.

La liseuse, peinture à l’huile de Caroline Thibault
La liseuseHuile sur toile · 2021

Trois présences

Une œuvre naît de la rencontre
entre lumière, sujet et regard.

01

La lumière

Elle n’est pas un simple éclairage. Elle révèle une couleur, une matière, une émotion contenue. Elle donne à l’œuvre son climat et rend visible ce qui, autrement, resterait silencieux.

02

La présence

Dans un visage, un geste ou un paysage, je cherche ce qui est pleinement là sans s’imposer. Une intériorité, une dignité tranquille, un instant qui n’a pas besoin d’être expliqué.

03

Le vivant

Humains, animaux, fleurs et paysages appellent pour moi la même attention. Les peindre, c’est reconnaître leur singularité et la relation sensible qui peut naître du regard.

Dernière lumière
Dernière lumièrePastel sec · 2025
Autoportrait
AutoportraitHuile sur toile · 2025
L’Échange du vivant
L’Échange du vivantPastel sec · 2025

L’intention

« Révéler une présence, faire ressentir la lumière, susciter l’émerveillement, créer une connexion. »

L’apaisement, lorsqu’il arrive, est une conséquence de cette rencontre.

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